Danielle Grondein

les amis de danielle grondein

livre enfant du sable
L'enfant du sable

Conte par danielle grondein

Gravures par ana chechile

Editeur Grandir

Collection Albums d'artistes

Album en bichromie tiré sur machine typographique

32 pages Cartonné

Dès 7 ans

Parution 1996

Illustrateur
Editeur http://www.editionsgrandir.fr
 

Résumé

Un enfant touareg, Louri, se fait un ami d'un scorpion,Touka. Un jour, il trouve un livre, abandonné par une caravane, sur les scorpions et il entreprend de vérifier que ce qu'il y découvre est la réalité. Une histoire grave dans un registre sans concession à la moindre sensiblerie : elle marie la mort et la vie, la nature et la culture, la curiosité et la lecture.

 

Extrait

Blotti sous la tente, il écoutait mourir le vent des sables. Il était impatient de sortir et de se retrouver seul avec Touka.

Dehors les chameaux affrontaient les dernières rafales. Genoux repliés, leurs grandes pattes maigres bien coincées sous leurs flancs creusés, ils opposaient aux tourbillons la solidité de leurs dos et l'étroitesse de leurs oreilles. Un instinct millénaire les gardait impassibles, tandis qu'ils se transformaient lentement en dunes bossues et dociles.

Après la tempête, ils se dépliaient maladroitement, leur poil grège un peu plus grenu sans doute mais l'oeil toujours paisible, sous les grands cils sableux.

Sitôt le vent tombé, les petits berbères se précipitaient dans l'enclos pour aider les chameaux à s'égrainer.

Ils en profitaient aussi pour faire de molles glissades sur le dos de leurs compagnons de jeux, faisant s'écrouler sous eux d'éphémères châteaux de sable.

Comme tous les enfants livrés à eux-mêmes, ils poussaient vite et drus, à l'ombre brève d'étroits cactus ou de très hauts palmiers, assoiffés de tendresse dans un univers où tout n'était que sécheresse.

Ainsi de leur père toujours à cheval, ils ne connaissaient que les talons noirs et crevassés, tandis que de leur mère, ils redoutaient les paumes endurcies par les rudes travaux du désert.

Alors, ils s'attachaient à des choses, à des riens : un caillou rond ou noir, une épine de cactus, une rose des sables un peu fanée.

Les animaux étaient pourtant ce à quoi s'ouvrait le plus volontiers leur coeur éperdu d'enfants solitaires. Ils se donnaient pour toujours à un vieux chameau, à une brebis pelée ou à un minuscule lézard de roche. Ou même, à un scorpion, comme l'avait fait Louri...


image 1 du livre
 

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